En course !

Publié le août 28, 2025 Par Edmond TOURRIOL

On parle souvent de personal branding comme d’un exercice de style. Mais pour moi, tout a commencé par un retour au réel. Une marque personnelle incarnée ne se construit pas uniquement avec des mots, mais avec des actes, du souffle, et parfois… des courbatures.

À 40 ans, j’ai relancé le match. Professionnellement, j’écrivais des histoires, celles des autres. Scénariste de bande dessinée, traducteur de comics américains, je passais mes journées vissé à mon fauteuil, les yeux rivés à l’écran, le cerveau branché sur les aventures de Green Lantern, sur les zombies de The Walking Dead ou sur d’autres héros de papier. Mon corps, lui, n’avait rien d’un héros : sédentaire depuis mon service militaire, je n’avais plus couru depuis des années, sauf peut-être pour attraper un tram. Et encore.

Mais cette année-là, j’ai décidé que mes 40 ans ne passeraient pas inaperçus. Pas de dîner guindé. Pas de resto entre proches. Non. J’ai organisé un tournoi de foot 5 contre 5. Et pas avec n’importe qui ! Mon clan d’enfance, les irréductibles de Cadillac. Mes copains de la fac de Bordeaux, version années folles. Mes collègues du studio MAKMA, camarades de création et de passion BD. Et mes voisins d’Izon, mon village d’adoption, là où je vivais, et où je vis encore, mais plus pour longtemps, car un retour à Bordeaux se prépare, comme un clin d’œil à mes jeunes années.

Le tournoi des champions

Quatre équipes, une après-midi entière, trois heures de tournoi. Impossible pour moi de choisir une équipe. J’ai joué tous les matchs, dans toutes les équipes, y compris le match bonus final : le reste du monde contre les champions du jour. Et le soir, comme si ça ne suffisait pas, dance floor et picole à volonté.

Ceux qui me connaissent savent une chose : quand la musique commence, je suis inarrêtable. Ce soir-là, j’ai tenu mon rang. Et le lendemain… j’ai payé l’addition. Les pires courbatures de ma vie. Et ce n’était que le début. Le corps se souvient, même quand on voudrait qu’il oublie. Cette prise de conscience physique a été la première brique d’une marque personnelle incarnée, construite non pas sur des discours, mais sur l’expérience.

Une semaine plus tard, toujours perclus de douleurs, j’emmène mon fils à un match de foot. À la mi-temps, je me laisse tenter. Les cages sont libres. Allez, un petit tir pour le plaisir. Mais pas n’importe quel tir : le coup du foulard, tant qu’à faire. Résultat : élongation derrière la cuisse gauche. Première blessure d’une longue série. J’aurai l’occasion d’en reparler sur ce blog.

La course est lancée… à reculons.

Quelques semaines plus tard, alors que je commence à récupérer, mon ami Gildas m’appelle pour un match de foot en salle. Je dis oui.

Sur le terrain, je me retrouve face à quelques quarantenaires comme moi, mais il y a aussi des trentenaires, voire des vingtenaires. Chaud ! Je suis l’un des plus vieux. Et clairement pas le plus technique.

Ce jour-là, je prends conscience de deux choses : ma technique ne progressera plus beaucoup (je suis lucide), mais mon physique, lui, peut s’améliorer.

C’est là que le déclic se fait.

Edmond Tourriol, spécialiste de la marque personnelle incarnée : en 2026, je cours pour donner vie à mon storytelling.

Je commence à courir. Doucement. Modestement. 2 ou 3 kilomètres, 2 à 3 fois par semaine. Et je continue le foot à cinq chaque semaine.

Je me découvre un plaisir inattendu dans l’effort. Une forme de retour aux sources. Une envie de reconquérir un territoire abandonné : mon propre corps.

Scénariste le jour, joggeur le matin

Ce n’était pas une transformation soudaine comme Actarus aurait crié « métamorphose », mais c’était un début.

Un début qui allait tout changer. Cette discipline retrouvée serait le fondement même de ma marque personnelle incarnée : chaque pas me rendrait plus crédible dans ce que je prône aujourd’hui.

Je n’étais plus seulement celui qui racontait des aventures. Je commençais à vivre la mienne. Je courais sans musique dans les oreilles, sans podcast. J’écoutais la nature. Je laissais vagabonder mon esprit. Moi qui avais pris l’habitude de bosser sans arrêt devant mon ordi jusqu’à 80 heures par semaine, ces rendez-vous avec le monde extérieur étaient une oasis de repos mental. Comme un moment de méditation mobile.

Et tout ça a commencé à 40 ans. Une date comme un signal. Un tournoi comme un déclencheur. Une blessure comme un avertissement. Et une course, au départ anodine, comme le premier chapitre d’un nouveau récit.

Parce que même quand on écrit des histoires pour les autres, il arrive un jour où il faut écrire la sienne.

Ce tournant à 40 ans a été le point de départ d’une transformation physique, mentale, narrative. Aujourd’hui encore, je poursuis cette aventure à travers un nouveau défi : 52 ans, 52 courses. Un projet personnel, mais aussi un laboratoire vivant de storytelling et de personal branding incarné.

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J’accompagne les entreprises qui veulent donner du sens à leur communication grâce au storytelling émotionnel, et les entrepreneurs qui souhaitent construire un personal branding authentique, aligné avec leurs valeurs et leur histoire.

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